Airspy R2 est un récepteur défini par logiciel (SDRConçu principalement pour les bandes VHF et UHF, il s'est imposé comme une référence dans le segment moyen des équipements SDR depuis son lancement. Contrairement aux récepteurs conventionnels RTL-SDR Contrairement aux porte-clés électroniques, qui utilisent un tuner TV avec un convertisseur 8 bits, l'Airspy R2 repose sur un concept différent : il utilise une architecture avec un filtre de fréquence intermédiaire basse (FI basse) et un convertisseur 12 bits. ADC s vysokým rozlíšením a výkonný ARM procesor Cortex M4F. Výsledkom je prijímač schopný práce v podmienkach, kde lacné dongle zlyhávajú: pri veľkých anténach, v RF-hustom prostredí alebo pri príjme slabých signálov vedľa silných staníc.
Le fabricant d'Airspy – le développeur français Youssef Touil et son équipe – est également l'auteur du logiciel SDR# (SDR Sharp), ce qui signifie que le matériel et le logiciel principal sont développés comme un tout. Cette synergie se traduit par des fonctionnalités indisponibles avec d'autres combinaisons matériel/logiciel SDR ou ne nécessitant pas de configuration complexe.
Dans cet article, vous lirez
Caractéristiques uniques de l'Airspy R2
Suréchantillonnage et résolution jusqu'à 16 bits

Le convertisseur analogique-numérique (CAN) physique de l'Airspy R2 offre une résolution de 12 bits à une fréquence d'échantillonnage de 20 MSPS (nombre effectif de bits : 10,4 ENOB ; rapport signal/bruit : 70 dB ; plage dynamique sans coupure : 95 dB). En mode suréchantillonnage, le récepteur combine un filtrage analogique RF et FI avec une décimation logicielle, portant ainsi la résolution effective à 16 bits pour les canaux à bande étroite. Pour un radioamateur, cela se traduit par un niveau de bruit nettement inférieur et une meilleure sensibilité à la réception de signaux faibles.
Absence de déséquilibre du QI et de décalage du courant continu
L'une des principales différences pratiques par rapport aux SDR moins chers réside dans l'absence de déséquilibre IQ, de décalage CC et de bruit 1/f au centre du spectre. Ces artefacts sont un problème courant des dongles RTL-SDR et de plusieurs autres plateformes SDR ; sur l'affichage panoramique, ils se manifestent par des signaux parasites ou des augmentations significatives du bruit à la fréquence d'accord. Selon le fabricant, l'Airspy R2 est exempt de ces phénomènes, ce qui simplifie l'utilisation d'un analyseur de spectre panoramique.
Oscillateur de référence avec une précision de 0,5 ppm
Un oscillateur intégré à faible bruit de phase et d'une précision de ±0,5 ppm garantit une stabilité de fréquence à long terme, essentielle pour le décodage des modes numériques, la réception sur la bande aéronautique ou l'écoute des liaisons DX en FM. Un signal de référence externe de 10 à 100 MHz peut être connecté au connecteur MCX ; par exemple, un oscillateur asservis au GPS (GPSDO) ou un étalon au rubidium, ce qui permet l'utilisation de récepteurs à cohérence de phase.
Vue panoramique de 10 MHz sans repliement de spectre
La sortie IQ 10 MSPS offre une visualisation instantanée des bandes de 10 MHz (9 MHz sans repliement de spectre). Cette fonction est particulièrement utile pour la surveillance des fréquences : l’ensemble des ondes radio de 108 à 137 MHz peut être surveillé en quelques étapes, et la bande FM en deux. Associé au module complémentaire Frequency Scanner pour SDR#, il permet de balayer les signaux porteurs dans une telle bande en quelques secondes seulement, sur toute la bande couverte, sans avoir à effectuer de nouveau réglage.
Bias-T, GPIO et extensibilité
L'Airspy R2 intègre une polarisation 4,5 V contrôlée par logiciel sur l'entrée SMA, permettant d'alimenter directement, via le câble coaxial, un préamplificateur à faible bruit (LNA) externe ou un convertisseur SpyVerter. La carte comprend également 16 lignes SGPIO, 8 broches GPIO programmables jusqu'à 100 MHz, 3 sorties d'horloge synchronisées jusqu'à 160 MHz et un connecteur JTAG. Pour les expérimentateurs et les concepteurs, l'Airspy R2 s'apparente davantage à une plateforme de développement qu'à un produit grand public fermé.
Compatibilité et écosystème open source
Le firmware et la bibliothèque libairspy sont disponibles en open source sur GitHub. Le récepteur est compatible avec tous les principaux environnements logiciels SDR : SDR# (principal), Console SDR, HDSDR, GQRXGNU Radio, SDRagel et autres sont compatibles. Sous Windows Vista et versions ultérieures, l'utilisation est immédiate : aucun pilote n'est requis. Sous Linux, il suffit d'installer le paquet hôte pour Airspy.
Spécifications techniques de l'Airspy R2
| Paramètres | Valeur |
|---|---|
| Plage de fréquences reçues | 24 – 1700 MHz (natif) ; extensible à CC avec SpyVerter |
| Facteur de bruit (NF) | 3,5 dB (entre 42 et 1002 MHz) |
| Puissance d'entrée maximale | +10 dBm |
| IIP3 (point d'interception du 3e ordre) | +35 dBm |
| Résolution ADC | 12 bits à 20 MSPS (10,4 ENOB, SNR 70 dB, SFDR 95 dB) |
| Résolution effective (suréchantillonnage) | jusqu'à 16 bits pour les canaux à bande étroite |
| Sortie de QI | 10 MSPS (standard) ; 2,5 MSPS (expérimental, Raspberry Pi) |
| Fréquence d'échantillonnage maximale (firmware personnalisé) | 80 MSPS |
| spectre panoramique | 10 MHz (9 MHz sans repliement de spectre) |
| Processeur | ARM Cortex M4F à 204 MHz + double M0 |
| oscillateur de référence | ±0,5 ppm, faible bruit de phase |
| Entrée de référence externe | 10 – 100 MHz (connecteur MCX) |
| Entrée RF | SMA, protection ESD jusqu'à 30 kV |
| Sortie RF (boucle) | U-FL, protection contre les décharges électrostatiques jusqu'à 15 kV |
| Biais-T | 4,5 V, contrôlé par logiciel |
| GPIO | 16 E/S SGPIO, dont 8 programmables jusqu'à 100 MHz |
| Production horaire | 3x synchronisé jusqu'à 160 MHz |
| Interface PC | USB 2.0 (Micro USB) |
| Alimentation électrique de fonctionnement | via USB |
| Température de fonctionnement | −10°C à +40°C |
| Pilotes (Windows) | non requis (prêt à l'emploi) |
Exemple pratique : Airspy R2 et SDR#
La vidéo suivante montre comment configurer et utiliser l'Airspy R2 dans un environnement Sharp SDR, y compris les mises à jour du firmware et la configuration de base de l'affichage spectral.
Exigences matérielles et logicielles
Configuration matérielle minimale requise
L'Airspy R2 est peu gourmand en ressources système : le récepteur lui-même nécessite moins de 1 Mo de RAM. Cependant, le logiciel hôte requiert une puissance de calcul, notamment pour le traitement en temps réel de la bande 10 MHz. Le fabricant spécifie la configuration minimale requise : un processeur Intel Core i3 de 3e génération cadencé à 2,4 GHz ou équivalent, 2 Go de RAM et un contrôleur USB 2.0 haut débit. À une fréquence d'échantillonnage plus basse de 2,5 MSPS, l'Airspy R2 peut également fonctionner sur des mini-ordinateurs Raspberry Pi ou Odroid ; cette configuration convient aux stations de décodage dédiées (ADS-B, ACARS, modes numériques).
Systèmes d'exploitation pris en charge
L'Airspy R2 est entièrement compatible avec Windows 10 et 11 (et historiquement Vista, 7, 8 et 8.1), Linux, *BSD et macOS. Sous Windows, aucune installation de pilote n'est requise : l'appareil est automatiquement détecté. Sous Linux, le paquetage open source libairspy doit être installé ; le récepteur fonctionne ensuite sans configuration supplémentaire avec la plupart des applications SDR.
Assistance logicielle
Le logiciel principal et le mieux pris en charge est SDR# (SDR Sharp), développé en parallèle avec le matériel par le fabricant. SDR# possède une architecture modulaire permettant l'ajout du décodage CTCSS/DCS, d'un balayage rapide des bandes (Frequency Scanner), d'un planificateur de bandes (bandplan), ainsi que du décodage direct des modes numériques, notamment DMR et TETRA, via des modules d'extension appropriés. Parmi les autres applications prises en charge figurent SDR-Console, HDSDR, GQRX, SDRangel et GNU Radio. Les solutions commerciales Krypto500 et Krypto1000 sont disponibles pour l'analyse professionnelle des signaux.
Pour les radioamateurs, les combinaisons suivantes sont particulièrement pertinentes : SDR# avec des modules complémentaires pour les modes numériques, GQRX sous Linux pour la réception générale, ou l’intégration avec WSJT-X resp. JTDX prostredníctvom virtuálneho audio rozhrania pre príjem FT8, FT4 a ďalších slabosignálnych módov na VHF/UHF. Pre sledovanie satelitov vrátane QO-100 je Airspy R2 zaujímavým riešením. QO-100 Downlink elle se situe aux alentours de 3 cm, ce qui doit bien sûr être pris en compte. LNB s konverziou do vyhovujúceho rozsahu.
Extension de la bande HF – SpyVerter
Un convertisseur ascendant supplémentaire est utilisé pour la réception des bandes HF et inférieures. SpyVerter R2Conçu spécifiquement pour l'Airspy R2, le SpyVerter utilise le même boîtier et la même alimentation à polarisation en T. Il amplifie le signal d'entrée pour l'adapter à la plage native de l'Airspy R2. L'expérience utilisateur avec cette combinaison est mitigée : les résultats dépendent de la qualité du filtrage externe et de la version du SpyVerter. Pour une réception HF optimale, le récepteur Airspy HF+ Discovery dédié est plus approprié.
Aperçu : Airspy R2 – un regard à l'intérieur
La vidéo ci-dessous examine en détail la construction de l'Airspy R2 et explique son architecture matérielle.
Résumé
L'Airspy R2 occupe une place bien définie dans l'écosystème des récepteurs SDR : c'est un appareil destiné à ceux qui ont dépassé les limitations du RTL-SDR mais qui n'ont pas besoin ou ne peuvent pas investir dans un récepteur de communication complet. Ses principaux atouts – un IIP3 élevé (+35 dBm), un faible facteur de bruit, l'absence d'artefacts IQ, une fenêtre panoramique de 10 MHz et un oscillateur précis – sont des caractéristiques essentielles en conditions réelles d'utilisation avec une antenne performante.
Pour le radioamateur, l'Airspy R2 offre des applications pratiques pour la surveillance des bandes VHF/UHF, la réception DX en FM, le décodage des modes numériques (FT8 en VHF, liaison descendante satellite, ADS-B, DMR, P25) ou comme second récepteur lors d'un concours afin de surveiller l'activité sur la bande sans surcharger l'émetteur-récepteur principal. Ses connecteurs GPIO et ses sorties d'horloge programmables en font une plateforme intéressante pour les concepteurs de réseaux d'antennes cohérentes ou de systèmes de radiogoniométrie expérimentaux.
La limitation réside dans la plage de fréquences native limitée à partir de 1 700 MHz, ce qui, pour certaines applications (liaison descendante satellite 2,4 GHz), nécessite un convertisseur externe. La sensibilité diminue progressivement au-delà de 1 GHz et, pour les fréquences supérieures à 1,2 GHz, l’utilisation d’une antenne accordée avec préamplificateur est recommandée. Autre limitation pratique : la dépendance à un ordinateur. Contrairement au mode serveur SPY réseau, où l’Airspy R2 fonctionne comme un récepteur distant accessible via le réseau, sur le terrain, il requiert en permanence un ordinateur actif.
La qualité de construction globale – boîtier en aluminium, circuit imprimé multicouche, blindage de l'oscillateur local – correspond à la catégorie de prix de l'appareil et explique pourquoi l'Airspy R2 reste l'un des choix recommandés dans la communauté des expérimentateurs SDR et des radioamateurs, malgré ses années sur le marché.
